YADH BEN ACHOUR : « L’histoire avance et ne recule jamais »
JURISTE DE FORMATION, spécialiste en droit public et des théories politiques islamiques, Yadh Ben Achour a été doyen de la faculté des sciences juridiques de Tunis. Parce qu’il est partisan d’un État de droit respectueux des règles démocratiques, il démissionna en 1992 du Conseil constitutionnel. En 2002, il dénonça logiquement la révision constitutionnelle autorisant Ben Ali à se représenter. Il refusera ensuite de s’engager dans toute action avec le gouvernement. Et puis vint la révolution du 14 janvier. Yadh Ben Achour est donc de retour. La commission de réformes politiques qu’il avait accepté de présider est devenue la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique. À quoi ressemblera la Tunisie de demain ? « On ne peut rien affirmer, mais tout espérer », répond-il avec prudence.
AM : Avons-nous vraiment affaire à une « révolution » au sens historique du terme ?
Je ne crois pas qu’il existe vraiment un concept historique unique, encore moins des situations empiriques modèles de révolutions. Approximativement, nous pouvons dire qu’une révolution est un changement à la fois brusque et profond du mode de gouvernement dans un État donné, produisant des effets en...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.