Aller au contenu principal
Transports

Un grand jeu d'échec dans les airs

Par Cédric Gouverneur
Publié le 4 avril 2019 à 15h21
Share

Dopé par l’essor des élites et du commerce global, le secteur de l’aviation apparaît comme l’un des marchés d’avenir du continent. Compagnies panafricaines, nouveaux arrivants régionaux, mégatransporteurs internationaux se livrent donc une véritable bataille de « territoires ». Pourtant, le business reste fragile et les déficits nombreux. 

La faillite d’Air Afrique, en 2002, a laissé un goût amer. Pourtant, le secteur du transport aérien s’extasie devant les perspectives qu’offre le ciel africain : en 2018, le trafic passager y a crû de 6,5 %, selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Si le continent ne représente que 3 % du trafic passager régulier international (contre 37 % pour l’Europe), le marché est prometteur, du fait de l’urbanisation rapide et de la croissance de la classe moyenne. Signe qui ne trompe pas : l’avionneur américain Boeing estime que le continent aura besoin de 1 190 gros-porteurs supplémentaires ces vingt prochaines années ! Reste qu’en attendant la concrétisation de ces faramineuses perspectives, le trafic aérien intra-africain demeure insignifiant. Un coup d’oeil sur Flightradar, le site qui visualise les vols en temps réel, suffit pour s’en convaincre : comparé au reste du globe, le ciel africain paraît vide ! « Tous les pays...
Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article

Toujours plus loin ?

Cela fait vingt ans, depuis son retour au Maroc après des études en France, qu’il est engagé sur les questions de ressources humaines. Créateur de la filiale marocaine de Manpower à la fin des années 1990, Jamal Belahrach implante le groupe américain en Tunisie, avant de superviser l’ensemble de ses activités au Maghreb. En parallèle, il contribue à la réforme du code du travail au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). En mars 2016, il est nommé directeur général adj

Publié le 11 septembre 2017 à 15h21

Depuis plus d'une décennie, la croissance marocaine s'appuie sur le développement du libre-échange et les investissements publics. Une stratégie haut de gamme qui n'est pas à l'abri des contradictions sociales.

Publié le 11 septembre 2017 à 15h13