TUNISIE BCE LE PORTRAIT
Après la révolution tunisienne de janvier 2011, il aurait pu continuer de profiter d’une retraite paisible, demeurer un observateur critique de la scène politique. C’est mal connaître Béji Caïd Essebsi (BCE), 88 ans, qui, en amateur de bons mots, a estimé de son devoir « de sortir des archives » mais « pas de la même boîte » que son rival Rached Ghannouchi, président du mouvement islamiste d’Ennahdha. Deux fois en quatre ans, ce vétéran de la politique s’est imposé comme une figure majeure de la reconfiguration de l’échiquier politique. D’abord, en tant que Premier ministre de la transition qui a mené le pays à l’élection d’une Constituante en octobre 2011, puis comme fondateur du parti Nidaa Tounes qui, en moins de deux ans, s’est inscrit dans une nette opposition au mouvement islamiste d’Ennahdha. Cette émergence fulgurante et inattendue, après une révolution menée par des jeunes, devient une « Sebsimania ». Pour ses partisans, celui qui a vu le jour en 1926 à Sidi Bou Saïd est un intouchable, un symbole de la spécificité tunisienne. Avec Bourguiba comme mentor durant des décennies, « Si Béji », comme on le désigne respectueusement, se revendique avec une légitimité historique de cette filiation...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.