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Inde

Tata, une affaire de familles

Par Sébastien Farcis
Publié le 26 avril 2017 à 11h18
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Réputé pour sa stabilité, le plus important conglomérat du pays sort tout juste d’une tempête. Son patriarche, Ratan Tata, a limogé le PDG du groupe pour cause de désaccords stratégiques. Si un nouveau venu a déjà repris les commandes, cet épisode a fait éclater au grand jour le conflit de valeurs qui le traverse.

La Bombay House est un modeste immeuble de quatre étages, construit avec de lourdes pierres grises dans un style victorien austère. Ce bâtiment quasiment centenaire, qui se love dans une rue secondaire de la partie historique de la capitale financière indienne, n’offre qu’une petite entrée, une double porte précédée de trois marches. Point de grandes baies vitrées reflétant la lumière ni de logo étincelant. Rien qui n’indique la richesse circulant à l’intérieur de ces murs. Pourtant, la Bombay House est le siège social du plus grand conglomérat de l’Inde, au chiffre d’affaires de 103,5 milliards de dollars : Tata, contrôlé depuis 149 ans par la même famille, qui s’illustre par sa sobriété. L’empire compte plus de cent sociétés – actives dans l’extraction du charbon, la distribution d’électricité, le conseil en nouvelles technologies… – employant quelque 660 000 personnes sur les cinq continents.

 

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