RD CONGO LA REPUBLIQUE MONUSCO
Ils sont près de 25 000 Casques bleus, soldats et administratifs. C’est la plus grande opération des Nations unies depuis sa création. Un milliard et demi de dollars de budget annuel. Un véritable État dans l’État, une situation unique au monde. Voyage en terre onusienne...
La nuit tombe sur la capitale congolaise, une blonde BCBG originaire d’Europe centrale, assise au volant de son 4 x 4 flambant neuf, tente de démarrer. Son véhicule blanc immaculé porte un sigle très prisé : UN. La jeune femme veut quitter le QG de la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo) à Kinshasa, au centre-ville, dans le quartier de La Gombe, afin de rejoindre son spacieux logement situé à quelques centaines de mètres de là. Impossible. Elle a oublié de glisser le « sésame » dans son tableau de bord : la carte magnétique remise par l’ONU. Ce viatique permet avant tout de démarrer mais sa seconde fonction est tout aussi essentielle : servir de mouchard. Afin de suivre en permanence les agents onusiens, les véhicules de l’ONU sont équipés de GPS.
« Officiellement, il s’agit d’assurer la protection du personnel, mais cela permet aussi...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.