Ras al Khaimah, l’autre émirat
Afrique Magazine : pourquoi avoir créé Rakia en 2005 ?
Dr Khater Massaad : Son altesse Cheikh Saud Bin Saqr al Qassimi, Prince héritier nommé en juin 2003, se demandait comment développer Ras al Khaimah (RAK), un émirat qui n’a de ressources ni en gaz, ni en pétrole. Il dispose de quelques minerais, essentiellement du calcaire, ce qui explique que l’industrie du ciment s’y soit développée depuis longtemps. Le Cheikh Saoud a par ailleurs fait la promotion de la céramique à travers Rak Ceramics, la plus grande fabrique au monde de ce produit, dont je suis le directeur. Ceci étant entendu, nous avons souhaité nous concentrer sur deux pôles : l’industrie et le tourisme. Nous avons souhaité capitaliser sur le succès de Rak Ceramics afin d’attirer d’autres investisseurs industriels. Le prince a alors créé Rakia, dont il m’a nommé directeur. Il nous a accordé une zone industrielle d’environ 10 millions de m², dont 3 millions de m² de zone franche. Nous l’avons aménagé en y construisant des routes et toutes les infrastructures nécessaires. En l’espace de deux à trois ans, nous avons attiré environ 2 milliards de dollars d’investissements et plus de 1000 sociétés étrangères, d’Europe, d’Inde ou des Etats-Unis...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.