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Business

Raid américain sur la BAD

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Publié le 17 juillet 2020 à 09h35
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Les États-Unis tentent d’enrayer l’irrésistible ascension de la Chine en Afrique et d’y restaurer leur influence économique. Une contre-offensive qui passe par la prise de contrôle des leviers de financement sur le continent. Cible prioritaire, la Banque africaine de développement (BAD).

Un boulevard s’ouvrait à lui. Akinwumi Adesina, le premier Nigérian président de la BAD, avait un tapis rouge déroulé devant lui pour décrocher, le 31 août, un second mandat de cinq ans à la tête de la banque panafricaine. Il demeure le seul candidat à sa propre succession, mais l’homme est fragilisé, propulsé dans un combat qui le dépasse. Car la guerre économique entre les États-Unis et la Chine traverse aussi l’Afrique. Et côté américain, la BAD est une pièce maîtresse à contrôler dans cette bataille.

Depuis 2018, l’administration Trump élabore une stratégie pour contrer Pékin sur le continent. Car de 178 milliards de dollars en 2016, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique a dépassé la barre des 200 milliards de dollars en 2019. À l’inverse, l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), pilier de la stratégie commerciale américaine sur le continent, présente un piètre bilan pour ses 20 ans. Lancé en 2000 et expirant en...

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