RACHED GHANNOUCHI « Nous n'avons pas d'autre choix que de réussir »
Il a porté, à 70 ans, son mouvement islamiste d’Ennahdha (la « renaissance ») de la clandestinité à l’exercice du pouvoir. Mais le pouvoir semble être sans effet sur celui que tout le monde appelle Cheikh Rached. Adulé par les membres de son parti, il est aussi l’homme le plus sollicité de toute la Tunisie depuis son retour au pays, le 30 janvier 2011, à la faveur de la révo- lution tunisienne, après vingt-deux ans d’exil à Londres et seulement seize jours après le départ du président Ben Ali. Incontournable aussi depuis la victoire de son mouvement islamiste aux élections de la Constituante du 23 octobre. Avec 89 sièges sur 217, Ennahdha est la première formation de l’Assemblée.
Étonnant destin pour ce natif de Gabès : un parcours d’homme de son temps, contradictoire, fasciné par le nationalisme arabe, qui a eu Nasser pour héros avant d’avoir la révélation de l’islam, dans la nuit du 15 juin 1966, selon les confidences qu’il peut faire, et d’adopter Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans, comme maître à penser. À Tunis, il fonde le Mouvement de la tendance islamique (MTI) et est, sous Bourguiba, condamné à la prison à perpétuité, le 27 septembre 1987...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.