Omri Teg’Amlak Avera : une vie de Falasha
Afrique magazine : Votre héros, Petgu, c’est vous ?
Omri Teg’Amlak Avera : C’est vrai que ce roman est partiellement autobiographique. Je me suis inspiré de ce que nous avons vécu pendant le voyage que nous avons entrepris, avec ma famille, pour aller en Israël. Il y a des choses qui ne sont pas arrivées directement à Petgu mais que j’ai entendu raconter ou que d’autres réfugiés ont vécu, comme l’attaque de bandits dans le camp de réfugiés, au Soudan. Ce sont des histoires dont j’ai habillé le personnage. Pour la première partie du livre, qui se passe en Ethiopie, mes souvenirs sont encore très forts. Les paysages, la vie quotidienne…. C’est vraiment mon enfance que je raconte.
Qu’est-ce-qui vous a poussé à écrire ce livre ?
Mon assimilation difficile en Israël. Je me suis rendu compte que mes amis israéliens ne savaient rien de nous et avaient des idées préconçues. En parallèle, les juifs éthiopiens, influencés par la culture israélienne, ne connaissent pas leur propre culture et ont de terribles complexes… Jusqu’à aujourd’hui, le grand rabbinat ne reconnaît pas les Falashas comme des Juifs à part entière. Lorsqu’on émigre, il faut souvent se convertir à nouveau, c’est très humiliant...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.