Olivier Vallée
«Afin de surmonter la crise, soyons innovants ! »
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Économiste et consultant international, Olivier Vallée étudie notamment les problématiques liées aux matières premières en Afrique. Auteur de plusieurs livres sur la monnaie, la dette, les questions financières et les matières premières, il répond aux interrogations d’Afrique Magazine concernant la reprise économique postpandémique sur le continent. Circonspect vis-à-vis de la Banque mondiale, dont il déplore « le manque d’ambition et d’autocritique », il appelle à innover afin de surmonter la crise.
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AM : Les pays dont l’économie dépend trop d’une seule ressource sont les plus impactés : plus que jamais, cette crise sanitaire montre-t-elle l’importance de la diversification économique ?
Olivier Vallée : La diversification économique est un mantra depuis le rapport Elliot Berg [la Banque mondiale y prônait en 1981 la libéralisation économique en Afrique et a ouvert la voie aux très critiqués plans d’ajustement structurel, ndlr]. Mais aucune politique de l’aide internationale n’a jamais concentré les ressources financières sur cet objectif. Le rapport Africa’s Pulse continue à réclamer un investissement dans les infrastructures. Or, paradoxalement, cet investissement a été réalisé par les Chinois. Et la financiarisation du Nigeria et de Maurice démontre que des étapes ont été sautées, permettant la poursuite d’une mondialisation de l’économie africaine. L’économie financière de ces deux pays est en effet en avance sur les modèles bancaires européens : transactions plus libres, moins lourdes, emprunts avec des produits structurés, compensation, actionnariat international, etc. En France, les banques étranglent leurs clients, au risque de les voir partir vers les banques en ligne !Ce n’est pas la première fois que la « monodépendance » est pointée du doigt. Comment expliquer les blocages à une véritable diversification économique ?
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.