« Nous devons sauvegarder ce qui peut l’être en RDC »
Entrepreneur, patron il entretient à peine de club de foot et exgouverneur du Katanga, le mystère sur ses futures ambitions politiques.
Il reçoit de bon matin, sans façon, en jeans et pull de cachemire, dans un hôtel du 8e arrondissement qui pousse la discrétion jusqu’à ne pas avoir d’enseigne à l’extérieur. « J’évite le tralala des grands établissements », précise l’ancien gouverneur du Katanga, qui a démissionné le 4 octobre de ses fonctions et du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), au pouvoir. Lors de son passage en Europe, mi-octobre, l’homme d’affaires, qui voyage avec sa femme Karine, d’origine burundaise, et son plus proche conseiller, Salomon Idi Kalonda, s’est rendu à Bruxelles, Rome, Paris et Londres, où il a rencontré un autre dissident de poids du PPRD, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. Avant de se rendre en Algérie le 31 octobre, où le club de football qu’il possède depuis 1997, le Tout Puissant Mazembe, a remporté pour la cinquième fois de son histoire la Ligue des champions de la Confédération africaine de football (CAF).
Dans la partie d’échecs qui a commencé en République démocratique du Congo (RDC), Moïse Katumbi pousse ses pions. Il reste...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.