N’Goné Fall, la cheffe d’orchestre
Elle est la commissaire générale de la Saison Africa2020, cet ambitieux projet panafricain en France qui promet de montrer un continent contemporain dans toute sa diversité.
Née sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, la Saison Africa2020 devait démarrer en juin. À cause de la crise sanitaire, elle se déroulera finalement de décembre 2020 à la mi-juillet 2021, sur tout le territoire français. À travers plus de 100 projets portés par la société civile, cette manifestation témoignera des réalités plurielles du continent et des visions de citoyens africains sur le monde contemporain. Elle est conçue autour de trois grands champs disciplinaires : Arts, Recherche et économie, et Art de vivre. Et accordera une place stratégique à l’éducation. Conçue par l’Institut français, elle est financée à 40 % par des fonds publics (ministère de la Culture, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Agence française de développement, collectivités françaises) et à 60 % par le mécénat (entreprises et fondations, françaises et africaines).
Diplômée de l’École spéciale d’architecture, à Paris, N’Goné Fall, sa commissaire générale, est née à Dakar en 1967. Consultante en ingénierie culturelle pour des gouvernements et des institutions africaines et internationales, elle est cocommissaire des Rencontres africaines de la photographie, à Bamako...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.