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Mo Ibrahim, celui qui voulait changer les élites

Par Julien Wagner
Publié le 26 janvier 2018 à 15h30
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Leader Il a été et reste un entrepreneur hors pair. Enthousiaste, habile, excellent communicant, toujours prêt à dire sa vérité, il s’est lancé depuis 2006 dans une oeuvre qui le passionne : la fondation qui porte son nom. Objectif (très ambitieux) : promouvoir la bonne gouvernance, élément clé de toute émergence africaine. Une approche à la fois passionnante et controversée.
 
Il faut avoir vu Mo Ibrahim, 71 ans, à Marrakech en avril dernier lors du forum qui porte son nom, pour percevoir un trait caractéristique de la personnalité du plus philanthrope des milliardaires africains : c’est un homme joyeux. Ici peut-être encore plus qu’ailleurs. Seul sur scène, sourire aux lèvres, se frottant les mains, le Britannique d’origine soudanaise savoure le plaisir d’être là. Il joue tout à la fois, le maître de maison, l’anchorman et l’intervieweur. Il faut le voir parler au chanteur du groupe U2, Bono, en lui tapant sur l’épaule, rire aux côtés d’un Kofi Annan impassible, ou glisser avec malice une anecdote lors d’une question à Paul Polman, le PDG du géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire Unilever. L’homme né en Nubie a l’enthousiasme d’un enfant. Ce week-end biennal (annuel à l’origine), initié en 2010 à Port-Louis (Maurice)...
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