MAROC AU ROYAUME, LOIN DES TOURMENTS…
Ici on pratique l’art de l’équilibrisme et de l’adaptation. On change sans changer. En espérant que l’édificetienne. Voyage en dix points dans ce « Maghreb » si particulier, à « l’Occident » des révolutions.
UN GOUVERNEMENT POUR FAIRE BONNE FIGURE ?
Mustapha Ramid n’en rate pas une. Le ministre de la Justice, issu du parti islamiste, connu désormais pour ses propos au conservatisme qui frise l’extrémisme, a lancé en septembre une nouvelle circulaire controversée, stipulant que les Marocains résidant à l’étranger ne pouvaient plus adopter d’enfants marocains sous prétexte que leur confession musulmane était menacée. Les associations sont en déroute, les modernistes crient à l’absurde et la plupart laissent passer : « C’est facile de convaincre les gens quand on avance des arguments religieux », avance Ibtissam Lachgar, cofondatrice du Mali (Mouvement alternatif pour les libertés individuelles) et membre du 20 février. Elle ajoute : « Beaucoup sont pour le Parti de la justice et du développement (PJD), qui a bien préparé son terrain. Et même pour ceux qui n’ont pas voté pour eux, ils restent garants de l’islam, c’est là le danger. »
Au Maroc, le gouvernement est barbu depuis presque un an et n’en est pas à sa...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.