Aller au contenu principal
Interview

Maboula Soumahoro :
« Assumer le “je” femme et noire »

Par Astrid Krivian
Publié le 4 septembre 2020 à 10h42
Share

Universitaire reconnue, spécialiste des diasporas africaines en Amérique, née à Paris de parents ivoiriens, elle mène une réfl exion sur le racisme, l’identité, les racines, les langues. Un voyage transatlantique et sans tabou.

Docteure en civilisation du monde anglophone, maîtresse de conférences à l’université de Tours, Maboula Soumahoro est spécialiste des études sur la diaspora noire africaine des Amériques. Née en 1976 à Paris de parents ivoiriens, elle a mené son cursus universitaire entre la France et les États-Unis, où elle enseigne régulièrement depuis 2003, notamment à Columbia. Sa thèse, soutenue en 2008, comparait la dimension spirituelle et religieuse des luttes identitaires des Africains-Américains de la Nation de l’islam aux États-Unis et des Afro-Jamaïcains du mouvement rastafari en Jamaïque. Réflexion incarnée sur son identité de femme noire, son essai Le Triangle et l’Hexagone, publié en 2020, ausculte les mécanismes du racisme à l’aune de son vécu. Un dialogue entre l’intime et le collectif, le passé et le présent, les trois continents atlantiques (Europe, Amérique, Afrique), la culture populaire et les productions intellectuelles, témoignage d’une construction identitaire aux racines plurielles, façonnée par l’Histoire.

AM : Pourquoi avoir mené cet essai à la première personne ? 
Maboula Soumahoro : À ce...
Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article

éditos

Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».

Publié le 22 février 2011 à 11h44

Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.

Publié le 22 février 2011 à 22h53

Comment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?

Publié le 22 février 2011 à 22h58

Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».

Publié le 22 février 2011 à 22h57

En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.

Publié le 22 février 2011 à 22h56