Les mille et une vies de Darina
Sa pièce, « Le jour où Nina Simone a cessé de chanter », est une claque. Elle s’ouvre sur l’enterrement de son père, qui ne voulait pas qu’on psalmodie le Coran mais qu’on mette du jazz pendant la cérémonie. Ou du Nina Simone. Et Darina de raconter, de dérouler sa vie, aussi mouvementée que l’histoire de son pays natal, le Liban.
La pièce est un cri. Car Darina a fait toutes les guerres. Elle a goûté à toutes les drogues. S’est frottée à la peur et au danger. Et ses amours sont mortes pour mieux ressusciter.
Avant le début de la représentation, elle est assise dans le noir, regardant avec une joie enfantine les spectateurs s’installer dans la salle. Puis, en pleine lumière, elle se présente. « Je vous attendais depuis longtemps. » Elle est désarmante de franchise. Elle a un corps de danseuse, 40 ans (mais elle en fait dix de moins) et un regard de braise. Elle porte une robe rouge. Une couleur qui s’accorde à sa personnalité flamboyante, rappelle celle de la terre de son village d’Arnoun, celle du sang versé pendant la guerre du Liban ou celui de ses premières règles.
Darina dit tout. Son récit...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.