Les enfants du djihad
Dès leur plus jeune âge, ils sont embrigadés dans des camps pour devenir de fidèles petits soldats du califat. Véritables outils de propagande de l’État islamique, ils sont surtout les premières victimes du terrorisme…
Instant d’horreur. En août 2014, la photo du fils du djihadiste australien Khaled Sharrouf, âgé de 7 ans, est postée sur Twitter. On l’y voyait posant avec la tête décapitée d’un soldat syrien. Son père commente l’image?: «?C’est mon fiston?!?». En février 2016, c’était le visage du petit Isa Dare qui faisait le tour du monde. Fils d’une jeune mère de famille londonienne partie faire le djihad en Syrie, le gamin de 4 ans apparaissait dans une vidéo publiée par Daesh, faisant exploser une voiture à l’intérieur de laquelle se trouvaient trois otages.
L’institution antiterroriste Combating Terrorism Center (CTC) de New York tire la sonnette d’alarme?: plus Daesh perdra du terrain et verra sa situation financière se dégrader, plus le nombre d’enfants envoyés à une mort certaine augmentera. Leur absence d’esprit critique et la facilité avec laquelle on peut les endoctriner font d’eux des proies idéales aux yeux des groupes armés. Grâce à eux, Daesh peut en outre propager «?l’imaginaire djihadiste?» auprès de l’ennemi. Car la présence d’un...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.