PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE NCA ROUIBA
« Le pays commence à manquer d’intelligences »
Slim Othmani
Par
ESTELLE MAUSSION
Publié le 25 avril 2017 à 13h29
Fidèle à son franc-parler, il dénonce l’inertie du pouvoir qui empêche l’essor du secteur privé et appelle à une libéralisation de l’économie afin de sortir des affres du tout pétrole. Une réforme qui suppose d’attirer les investisseurs étrangers et les membres de la diaspora.
Il fait partie de ces quelques entrepreneurs qui osent dire ce qu’ils pensent, y compris si cela heurte l’exécutif en place. En 2014, il avait même été un des rares à avoir claqué la porte du Forum des chefs d’entreprises (FCE), l’organisation patronale algérienne, protestant contre sa décision de soutenir la candidature du président Bouteflika à un quatrième mandat. Pour le patron de NCA Rouiba, le monde des affaires doit rester indépendant du pouvoir politique. Né à Tunis en 1957 au sein d’une famille algérienne, Slim Othmani décroche un diplôme d’ingénieur et cherche sa voie entre la Tunisie, la France et le Canada. Durant cette période, son père lui met la pression pour venir reprendre la conserverie gérée par la famille à Alger depuis 1966. Le fils refuse mais finit tout de même par rejoindre ses proches dans les années 1990 et garder un oeil sur les affaires familiales. Après avoir abandonné un projet de...
Toujours plus loin ?
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Réservé aux abonnés
par
ESTELLE MAUSSION
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