Le lourd héritage de la femme algérienne
Au CIDDEF – Centre de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme – dont les bureaux sont situés littéralement sous la cathédrale du Sacré-Cœur, en plein centre d’Alger, comme placés sous protection divine, les femmes défilent sans arrêt : militantes, étudiantes, jeunes et vieilles, habituées des lieux… Ce matin-là, Soumia Sahli, présidente de l’Association pour l’Émancipation de la Femme (AEF) et de la commission nationale des femmes travailleuses du syndicat Union générale des travailleurs algériens (UGTA), et Marie-France Grangaud, chrétienne qui n’a jamais quitté l’Algérie et qui dirige le Réseau national d’écoute sur les violences contre les femmes, discutent à bâtons rompus de la situation de la femme dans leur pays.
Le code de la famille?? « On dit que notre modèle, c’est la Moudawana marocaine », soupire Soumia, pas convaincue… Loin, en tout cas, du code tunisien hérité de Bourguiba, toujours, de fait, le plus avancé du monde arabo-musulman en termes d’égalité entre hommes et femmes, même s’il consacre encore dans ses colonnes des inégalités flagrantes, sur la question de l’héritage notamment. Au milieu, le code algérien, qui s’appuie sur la charia, serait-il totalement dicté par la frange la plus extrémiste de l’islamisme??
« Quand Boumédiène a proposé son code...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.