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Le couscous, graines de concorde

Par FRIDA DAHMANI
Publié le 9 avril 2019 à 09h22
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C’est le plat emblématique, historique, mémoriel, quasi philosophique du Maghreb. D’une nation à l’autre, d’une ville à l’autre, d’une famille à l’autre, la compétition est féroce. Et pourtant, il s’apprête à rejoindre la grande famille du patrimoine mondial de l’Unesco. Avec une candidature commune des cinq pays… Incroyable ! 

En 2016, l’Algérie avait frôlé la crise diplomatique et pris de court les pays voisins en proposant l’inscription du couscous au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. « Cela ne va pas plaire à nos amis », avait glissé un haut responsable algérien en faisant allusion aux Tunisiens. Il ne pensait pas si bien dire. Venue aussi du Maroc et de la Mauritanie, la levée de boucliers a été générale. Une situation qui aurait pu passer inaperçue si elle avait eu un autre objet mais, au Maghreb, on ne touche pas au couscous, érigé en plat national aussi bien en Tunisie, au Maroc, en Mauritanie et bien sûr en Algérie. Cette dernière avait aussi irrité son voisin marocain en se proposant d’inscrire le raï et la musique gnaoua à son propre patrimoine. Des sujets qui fâchent et attisent les rivalités mais, dans une région qui cherche à se préserver des conflits, la...
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Toujours plus loin ?

Cela fait vingt ans, depuis son retour au Maroc après des études en France, qu’il est engagé sur les questions de ressources humaines. Créateur de la filiale marocaine de Manpower à la fin des années 1990, Jamal Belahrach implante le groupe américain en Tunisie, avant de superviser l’ensemble de ses activités au Maghreb. En parallèle, il contribue à la réforme du code du travail au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). En mars 2016, il est nommé directeur général adj

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Depuis plus d'une décennie, la croissance marocaine s'appuie sur le développement du libre-échange et les investissements publics. Une stratégie haut de gamme qui n'est pas à l'abri des contradictions sociales.

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