Tribune
L’Europe doit se tourner vers la Tunisie et le Maghreb
Par
Publié le 20 avril 2020 à 12h52
Plus que jamais, au sortir de cette pandémie, et un quart de siècle après le lancement du Processus de Barcelone, l’Europe devra réaffirmer son appui économique et politique aux pays du Maghreb, et tout particulièrement à la Tunisie. Cette crise se traduira par un réaménagement de certaines chaînes de valeurs qui, si la France et ses partenaires européens en ont la volonté politique, pourrait favoriser l’investissement et l’emploi dans certains secteurs qui offrent, en Tunisie, au Maroc et plus que pour l’heure en Algérie, d’intéressantes opportunités de délocalisation.
La politique industrielle tunisienne lancée en 1992 a toujours fonctionné en étroite symbiose avec les industriels privés français, allemands et italiens. L’économiste tunisien Hachemi Alaya remarque qu’il conviendrait pour les entreprises européennes d’associer de manière plus étroite leurs vis-à-vis tunisiens aux changements rapides que ces secteurs connaîtront dans les années à venir. De les considérer comme des égaux et non pas dans une vue mercantiliste. Que ce soit dans le secteur pharmaceutique, ou celui des IT ou des métiers de santé, les possibilités sont grandes.
Pourquoi 80% des principes actifs des médicaments fabriqués en France, en Italie, au Royaume Uni et en Allemagne proviennent-ils de Chine ? La Tunisie dispose...
Toujours plus loin ?
Jamal Belahrach, président de Jobs for Africa
« Le Maroc devrait s’établir en Silicon Valley africaine »
Réservé aux abonnés
par
ESTELLE MAUSSION
Cela fait vingt ans, depuis son retour au Maroc après des études en France, qu’il est engagé sur les questions de ressources humaines. Créateur de la filiale marocaine de Manpower à la fin des années 1990, Jamal Belahrach implante le groupe américain en Tunisie, avant de superviser l’ensemble de ses activités au Maghreb. En parallèle, il contribue à la réforme du code du travail au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). En mars 2016, il est nommé directeur général adj
Publié le 11 septembre 2017 à 15h21
Depuis plus d'une décennie, la croissance marocaine s'appuie sur le développement du libre-échange et les investissements publics. Une stratégie haut de gamme qui n'est pas à l'abri des contradictions sociales.
Publié le 11 septembre 2017 à 15h13