L’ermite, l’empire et le sabre de l’histoire
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Touaregs simulant un combat à l’épée, sous les yeux du Père de Foucauld.
Charles de Foucauld pourrait être bientôt canonisé par le Vatican. Le projet suscite une vive polémique, alors que se multiplient les déboulonnages de statues de personnages controversés de l’ère coloniale. « L’ermite du Hoggar » était-il réellement l’ami des Touaregs ? Ou le traître qui précipita leur mise au pas ?
Militaire ayant troqué l’uniforme pour la soutane à 40 ans passés, le vicomte Charles de Foucauld (1858-1916) fut tour à tour explorateur, ermite et linguiste, avant de mourir assassiné à Tamanrasset lors de la révolte touarègue de l’Aïr. La France en a aussitôt fait un héros et un martyr : dès 1921, une première biographie hagiographique, signée par l’académicien René Bazin, connaissait un grand succès populaire. Depuis, l’aura de Charles de Foucauld n’a jamais pâli dans les milieux catholiques conservateurs, et la décolonisation n’y a rien changé : « l’ermite du Hoggar » a été déclaré vénérable en 2001 et béatifié en 2005. Le 26 mai dernier, le pape François a ouvert la voie à sa canonisation. L’Église attribue deux miracles à Foucauld : la guérison, en 1984, d’une Italienne souffrant d’un cancer des os, et la réussite de l’opération d’un charpentier français blessé sur le chantier d’une...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.