L’ambition congolaise de Moïse Katumbi
Ex-entrepreneur, ex-gouverneur du Katanga, patron d’un club de foot, il se veut aujourd’hui homme d’État. Il a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle en RDC prévue fi n novembre 2016. Rencontre avec un personnage sûr de son destin, certainement courageux. Et peut-être idéaliste.
Moïse Katumbi reçoit chez lui, le 7 juillet, dans un quartier chic de Bruxelles. Dans son immeuble, pas de sécurité renforcée. Il se tient lui-même devant sa porte grande ouverte, costume sombre sur une chemise blanche, le sourire aux lèvres. L’opposant congolais brigue la succession de Joseph Kabila à la présidence de la République démocratique du Congo (RDC), quatrième pays le plus peuplé du continent – 77 millions d’habitants au coeur de l’Afrique centrale. L’enjeu est colossal : une alternance pacifique dans ce pays serait une première dans son histoire tourmentée, mais aussi en Afrique centrale, une région où les présidents sont toujours, en 2016, tentés de l’être à vie.
Il invite à prendre place dans l’un des fauteuils en cuir de couleur crème de son salon. La pièce est simple, mais son décor fait penser plus à Lubumbashi qu’à Bruxelles : longs rideaux beiges, tapis rouge et une bibliothèque en bois sombre où sont disposés des...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.