L’Afrique fait son cinéma (2)
« Je suis seule et je pleure »
« Les Occidentaux ont la montre, nous, nous avons le temps ! » La blague est connue, et fait toujours rire, mais il s’agissait de souligner combien les films africains semblent hors du temps, et vieillissent peut être mieux que bien des films occidentaux. Signe peut être aussi d’une Afrique qui n’avance pas… « Comme nos sociétés ne changent pas, on retrouve les mêmes choses dix, vingt ans plus tard ! » affirme Cheick Fantamady Kamara, le réalisateur de Il va pleuvoir sur Conakry. Avec le danger, dénoncé par Olivier Barlet, d’Africultures, « d’enfermer le cinéma africain dans un cinéma immémorial ». Pour ce journaliste spécialiste du cinéma africain, au regard toujours pertinent, il est vrai que certains films se désengagent du temporel : les personnages sont inscrits dans la nature, dans leur environnement, qui leur donne une forme de spiritualité. Et Les films africains racontent aussi des histoires de voyage, de mouvement, et « l’utilisation du temps du déplacement donne des films ancrés dans la réalité ». Bref, un bon road-movie, entre désert et brousse, ça ne peut pas vieillir ! Il y a quand même des coups de zoom ou...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.