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L'Afrique au Festival d'Avignon : un débat théâtral

Par Sabine.CESSOU
Publié le 8 août 2017 à 10h22
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La 71e édition du plus important festival de spectacle vivant avait l’Afrique en invitée de marque. L’occasion d’une salutaire polémique sur les choix des œuvres présentées. Et sur la nature même de la scène continentale.

Dans les rues animées de la petite ville de Provence, sur fond sonore de cigales, l’Afrique était à l’affiche cette année. La 71e édition du festival «?in?» d’Avignon lui a consacré un nouveau «?focus?», après le Moyen-Orient en 2016 et l’Argentine en 2015, le dernier en date remontant à 2013. Dans une ambiance carnavalesque, durant les trois semaines du festival, le continent s’est aussi invité sur le pavé, spontanément, avec des joueurs de djembé et des garçons issus de l’immigration démontrant leurs talents de danseurs hip hop. Musique et danse… oui, mais quid du théâtre?? Telle a été la grande question qui a sous-tendu cette dernière édition dirigée par le metteur en scène français Olivier Py.

Tout le monde ne s’est pas retrouvé dans les spectacles proposés, qui étaient présentés dans le programme de manière séparée, sur des pages de couleur rouge, avec des descriptions parfois approximatives. Une vingtaine de spectateurs, surtout des hommes blancs de plus de 50 ans, sont sortis en courant au beau milieu de...

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éditos

Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».

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Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.

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En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.

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