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Départ

KIGALI, L’AMBITIEUSE

Par STÉPHANIE AGLIETTI
Publié le 28 avril 2017 à 10h04
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Bosquets tirés au cordeau, avenues bordées de palmiers, feux de signalisation avec décompte et motos-taxis casqués… À peine l’enceinte de l’aéroport de Kigali franchie, le visiteur est frappé par l’ordre et la propreté de la capitale rwandaise.
 
Point de trace des sacs plastiques qui défigurent nombre de ses consoeurs africaines, ils sont interdits dans le pays depuis 2008. Aux quatre coins de la ville, le ballet des grues est incessant, faisant sortir de terre immeubles de bureaux et centres commerciaux. On est bien loin de la cité exsangue, aux rues jonchées de cadavres et vidée de ses habitants au lendemain du dernier génocide du XXe siècle. Seule une des façades du Parlement, criblée d’impacts d’armes lourdes et soigneusement préservée, rappelle aux passants la guerre civile et le massacre d’environ 800 000 Tutsis et Hutus modérés en à peine 100 jours, qui a eu lieu à partir d’avril 1994. Aujourd’hui, Kigali veut résolument tourner le dos à son passé tragique et s’offrir un nouveau visage.
 
Cette métamorphose opérée à grand renfort d’aide étrangère – qui représente toujours 30 % à 40 % du budget national –, la ville la doit en grande partie à Paul Kagame, l’homme fort...
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