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Interview

Kako Nubukpo: une grande leçon pour les dirigeants

Par Cédric Gouverneur
Publié le 28 mai 2020 à 14h52
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AM : Le confinement vous paraît-il possible dans une économie africaine dominée par l’informel ? 
Kako Nubukpo : Il est impossible en Afrique : dans les habitats, les cours sont souvent communes, donc génératrices de promiscuité. Le mimétisme avec l’Occident, alors que le contexte est différent, ne me semble pas judicieux : dans les pays riches, où une part importante de la population est âgée (et donc à risque), le confinement répond à la problématique de la régulation des services de santé, afin d’éviter leur saturation. En Afrique, cela n’a pas grand sens, puisque, de toute façon, les services en question ne sont pas équipés… Il semblerait plus rationnel de miser sur l’information des individus, les gestes barrière, et sur la jeunesse de l’Afrique (40 % de la population a moins de 15 ans et 65 % moins de 30 ans). Le Ghana a levé le confinement le 20 avril. Ce n’est pas l’observation de la pandémie en Afrique qui a incité les dirigeants à confiner, mais l’observation de ses effets en Chine et en Europe ! C’est, une fois encore, cette « extraversion » que je dénonce dans d’autres domaines : les priorités mises à l’agenda africain viennent toujours...
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