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Interview

Faïza Guène
« Je milite pour la complexité »

Astrid Krivian
Publié le 8 mars 2021 à 09h03
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ULF ANDERSEN/AURIMAGES VIA AFP

C’est la romancière de l’identité, une enfant de la banlieue et de l’immigration. Dans son nouveau livre, La Discrétion, elle fait le portrait d’une famille française d’origine algérienne, avec les blessures de chaque génération. Comme le portrait d’une révolte héritée de l’histoire.

Née à Bobigny en 1985, l’écrivaine est révélée à 19 ans avec son premier roman, Kiffe kiffe demain, qui sera traduit en 26 langues et vendu à plus de 400 000 exemplaires. Son sixième roman, La Discrétion (Plon), rend hommage à la première génération d’immigrés nord-africains, ces chibanis qui ont élevé avec dignité leurs enfants malgré le poids de l’histoire, des humiliations tues, des discriminations raciales et sociales. Derrière sa pudeur, son héroïne Yamina est une résistante, depuis son enfance en Algérie coloniale et la guerre, jusqu’à son exil pour rejoindre son mari en Seine-Saint-Denis. Aujourd’hui, ses enfants, héritiers d’une colère sourde, de non-dits, d’une mémoire fragmentée, tentent de se construire dans une France qui ne les traite pas à égalité. Avec humour et tendresse, ce récit ciselé ausculte leur révolte, leurs conflits intérieurs, leur quête de légitimité, d’indépendance, leur dette envers leurs parents (et leurs sacrifices), leur désir de conjuguer leurs origines algériennes et leur francité. La plume de cette conteuse de l’ordinaire révèle avec force et justesse le sens profond derrière ces petits riens du quotidien, la charge historique sous les apparences.

AM : De quoi la discrétion de Yamina, l’héroïne de votre nouveau roman, est-elle emblématique ?

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éditos

Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».

Publié le 22 février 2011 à 11h44

Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.

Publié le 22 février 2011 à 22h53

Comment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?

Publié le 22 février 2011 à 22h58

Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».

Publié le 22 février 2011 à 22h57

En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.

Publié le 22 février 2011 à 22h56