FACE A EBOLA
Frontières aériennes, maritimes et terrestres bouclées, fuite des populations, raréfaction et augmentation du prix des denrées alimentaires, investissements gelés : la fièvre hémorragique Ebola, outre le drame humain qu’elle représente, contamine désormais la totalité des secteurs économiques des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale. Depuis fin 2013-début 2014, la communauté internationale est confrontée à l’une des plus graves épidémies virales jamais connues chez l’homme. Le 8 août dernier, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a qualifié la crise actuelle d’« urgence de santé publique de portée mondiale ». Il n’est pas sûr que les États, africains et occidentaux, aient pris suffisamment tôt la mesure de la catastrophe. Le virus Ebola, terriblement infectieux, menace désormais plusieurs mégapoles africaines. Début septembre, le ministre libérien de la Défense, Brownie Samukai, a même évoqué devant le Conseil de sécurité des Nations unies, à New York, le risque que son pays et ses 4,4 millions d’habitants disparaissent. L’Institut Pasteur reconnaît que la situation est extrêmement difficile tandis que plusieurs voix affirment qu’elle est hors de contrôle. Analyse de la propagation de l’épidémie sous forme de questions-réponses.
D’où vient le virus Ebola ? Quand est-il apparu pour la première fois ?
Il est apparu pour la...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.