DSN : « Nous sommes en démocatie. Le peuple décide »
À Brazzaville, fin septembre. La capitale congolaise est calme, studieuse. Elle vit à l’heure des grands travaux tant attendus et qui commencent à marquer le paysage. On est loin, loin des années de guerre civile. On parle routes, énergie, adduction d’eau, fibre optique. On se réjouit du nouvel aéroport futuriste et des nouveaux bâtiments high-tech inaugurés les uns après les autres. Les soirs, on déambule en toute quiétude dans les rues, avec dit-on, un taux d’insécurité proche de zéro. Ce n’est pas encore l’euphorie, mais il y a quelque chose de réellement en reconstruction, économique, politique, dans les âmes aussi. Dans les quartiers, on attend pourtant la redistribution que l’on juge lente à venir, dans un Congo qui peut s’enorgueillir cette année d’avoir obtenu un taux de croissance à deux chiffres. Pour les couches populaires, la vie au quotidien reste chère et les avancées sociales insuffisantes. C’est pour parler d’abord de tous ses sujets, de ce Congo qu’il dirige depuis vingt-sept ans (de 1979 à 1992 et depuis 1997), que le président Denis Sassou N’Guesso nous a reçus en fin de journée dans sa villa du Plateau, en bord de fleuve. Élégant, décontracté, habitué de l’exercice, tour à tour enjoué...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.