Doraleh : une « sentence » pour rien
Le litige commercial et stratégique qui oppose, depuis le 22 février 2018, le gouvernement de Djibouti au groupe émirati DP World (voir sur le lien http://afriquemagazine.com/djibouti-doraleh-chronique-d’une-bataille-annoncée) a connu un apparent rebondissement avec la sentence rendue, le 31 juillet 2018, par la London Court international of arbitration (LCIA) saisie par DP World. L’arbitre unique a conclu que le contrat de concession résilié par le gouvernement de la République de Djibouti, est toujours en vigueur. Récusant la procédure d’arbitrage et n’ayant pas participé à la procédure, les autorités djiboutiennes ont, sans surprise, rejeté un verdict qui « semble considérer que les stipulations du contrat de concession conclu entre le Port de Djibouti et DP World sont au-dessus de la loi djiboutienne. Cette décision ne fait aucun cas de la souveraineté de la République de Djibouti et ne tient pas compte des règles du droit international », selon un communiqué de la présidence de la République de Djibouti, daté du 3 août 2018. Une déclaration qui souligne que « selon la sentence arbitrale, un État souverain n’aurait pas le droit de résilier un contrat dont il estime l’exécution contraire à ses intérêts fondamentaux, mais autoriserait en revanche son cocontractant (DP World, en l’occurrence, NDLR) à...
Toujours plus loin ?
« Le Maroc devrait s’établir en Silicon Valley africaine »
Réservé aux abonnésCela fait vingt ans, depuis son retour au Maroc après des études en France, qu’il est engagé sur les questions de ressources humaines. Créateur de la filiale marocaine de Manpower à la fin des années 1990, Jamal Belahrach implante le groupe américain en Tunisie, avant de superviser l’ensemble de ses activités au Maghreb. En parallèle, il contribue à la réforme du code du travail au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). En mars 2016, il est nommé directeur général adj
Depuis plus d'une décennie, la croissance marocaine s'appuie sur le développement du libre-échange et les investissements publics. Une stratégie haut de gamme qui n'est pas à l'abri des contradictions sociales.