CHARLES BLÉ GOUDÉ PLUS DURE SERA LA CHUTE
Il fut le bras armé de Laurent Gbagbo, au centre du pouvoir. Il a été arrêté le 17 janvier, à Accra. Voici comment cet ex-activiste syndical est tombé de son piédestal.
Sa longue fuite de vingt mois s’est donc terminée le 17 janvier, dans une résidence de la banlieue d’Accra. Cueilli à la sortie de sa douche, comme un vulgaire bandit ! Par des membres de la Direction des renseignements généraux ivoiriens et du Bureau national des investigations ghanéen. Charles Blé Goudé, l’homme le plus recherché de Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale, a été extradé le lendemain. Sous sanction onusienne depuis 2006, le célèbre exilé s’était bien gardé de demander le statut de réfugié au bureau local du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), comme bon nombre de dignitaires du Front populaire ivoirien (FPI) en fuite. Trop risqué… La justice ghanéenne, d’ordinaire assez tatillonne, ne pouvait dès lors que livrer ce « clandestin » à Abidjan, qui avait délivré un mandat d’arrêt international à son encontre.
Le 21 janvier, devant les caméras de télévision et les médias internationaux, il comparaissait pour la première fois devant un juge d’instruction, à Abidjan. Amaigri, le regard...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.