Censure à Dubaï
La censure est un acte archaïque. Nous sommes au XXIeme siècle, à l'ère d'Internet, les lecteurs sont suffisamment grands pour se faire une opinion sans avoir besoin d'un censeur pour leur dire ce qu'ils peuvent lire ou ne pas lire. Cette censure est d'autant plus surprenante que l'article incriminé (Dubaï, la fin d'un rêve) est une enquête équilibrée, écrite par Akram Belkaïd, fin connaisseur de la région. Un article qui décrit les difficultés de l'Émirat de Dubaï, la lutte pour sa survie financière et son autonomie politique, qui décrit aussi le changement du rapport de force au sein de la fédération, au profit de la famille régnante d'Abou Dhabi. C'est du vrai journalisme, factuel, qui dérange peut-être, mais qui obéit aux règles du métier et qui n'enfreint aucune loi sur la presse.
Cette censure intervient semble-t-il dans un contexte de grande nervosité émirati vis-à-vis de la presse internationale, tout particulièrement anglo-saxonne, accusée de dépeindre de manière excessive et caricaturale la situation de Dubaï, après avoir encensé le miracle des sables... On peut citer un reportage particulièrement musclé du quotidien britannique The Independent intitulé The dark side of Dubai (la face sombre de Dubaï). Le texte (qui évoque entre...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.