Business as usual ?
Courant mai 2017, à quelques jours du début du ramadan, la chaleur écrase rapidement la ville. Un petit 40 °C s’affiche dès les premières heures de la matinée. Dubaï n’en perd pas pour autant son activité fébrile. Les embouteillages sont en passe de devenir légendaires, les hôtels de luxe et restaurants classy font presque le plein et les superjumbo A380 d’Emirates s’apprêtent à décoller ou atterrir en provenance ou à destination des quatre coins du monde.
On regarde avec stupéfaction tout de même cette ville grandir en largeur, en hauteur, et on ne peut s’empêcher de repenser à ces photos en noir et blanc du début des années 1980, où quelques petits immeubles s’élevaient dans le désert, non loin du vieux port et de la vieille ville où s’élève Burj Dubaï. Ici, maintenant, l’ambition, l’optimisme, le volontarisme, le gigantisme restent de rigueur. Dubaï multiplie les projets et les objectifs pour maintenir la machine sous pression.
Il y a évidemment l’exposition universelle 2020 qui mobilise, malgré quelques rares critiques intérieures, toutes les énergies. Trop coûteux disent certains, avec une clientèle potentielle peu adaptée aux prix et au luxe de la ville disent les autres. Il y a la volonté aussi d’accentuer la stratégie...
Toujours plus loin ?
« Le Maroc devrait s’établir en Silicon Valley africaine »
Réservé aux abonnésCela fait vingt ans, depuis son retour au Maroc après des études en France, qu’il est engagé sur les questions de ressources humaines. Créateur de la filiale marocaine de Manpower à la fin des années 1990, Jamal Belahrach implante le groupe américain en Tunisie, avant de superviser l’ensemble de ses activités au Maghreb. En parallèle, il contribue à la réforme du code du travail au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). En mars 2016, il est nommé directeur général adj
Depuis plus d'une décennie, la croissance marocaine s'appuie sur le développement du libre-échange et les investissements publics. Une stratégie haut de gamme qui n'est pas à l'abri des contradictions sociales.