Interview
Autonomie alimentaire : un exemple made in Burkina
Par
Anne-Cécile Huprelle
Publié le 26 mai 2020 à 15h01
Les récentes fermetures des frontières liées à la crise sanitaire ont revivifié les débats sur les dépendances aux importations et les capacités de production. Comment garantir un accès de proximité aux denrées alimentaires ? Les fermes de l’association Béo-neere, au cœur du Sahel burkinabè offrent une réponse à cette question cruciale. Explications d’ Abdoul Razack Belemgnegré, directeur du centre agroécologique « Béo-neere » à Ouagadougou.
Beaucoup disent que le « monde d’après le Corona », c’est avant tout le retour d’une production et d’un commerce « à échelle humaine ». C’est le sens de votre action depuis 2013. Que peut-on en apprendre ?
Que l’autosuffisance alimentaire résout bien des problèmes ! Je prends l’exemple de notre ferme de deux hectares, à Roumtenga, en périphérie de Ouagadougou. Grâce à nos produits bio, vendus en circuit court, nous avons pu nous adapter à une situation critique et approvisionner les villages et les familles de notre région en produits frais. Vous savez, nous sommes avant-gardistes. Dans notre pays, près de 80% de la population subsiste grâce à l’agriculture. Et beaucoup de Burkinabè sont très pauvres. C’est pour cela que l’association Béo-neere (« avenir meilleur », en moré) a été créé il y...
Toujours plus loin ?
Jamal Belahrach, président de Jobs for Africa
« Le Maroc devrait s’établir en Silicon Valley africaine »
Réservé aux abonnés
par
ESTELLE MAUSSION
Cela fait vingt ans, depuis son retour au Maroc après des études en France, qu’il est engagé sur les questions de ressources humaines. Créateur de la filiale marocaine de Manpower à la fin des années 1990, Jamal Belahrach implante le groupe américain en Tunisie, avant de superviser l’ensemble de ses activités au Maghreb. En parallèle, il contribue à la réforme du code du travail au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). En mars 2016, il est nommé directeur général adj
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Depuis plus d'une décennie, la croissance marocaine s'appuie sur le développement du libre-échange et les investissements publics. Une stratégie haut de gamme qui n'est pas à l'abri des contradictions sociales.
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