|Aucun pays n'est en mesure d'éviter le retour de ses jihadistes|
Comment et pourquoi la Tunisie est-elle devenue une des principales "fabriques" de combattants de DAESH ? Le journaliste et expert du sujet David Thomson livre son analyse.
Journaliste à RFI et auteur de ‘Les Français Jihadistes’ (Les Arènes, 2014) et ‘Les Revenants’ (Le Seuil / Les jours 2016), David Thomson est devenu une figure incontournable de l’analyse du jihadisme en France.
En avril 2014, il évoquait sur un plateau de télévision la menace réelle que les jihadistes Français représentaient pour l’Hexagone, alertant sur les intentions de certains de ses contacts en Syrie ou en Irak de revenir et commettre des attaques comme celles qui finiraient par arriver à Paris en novembre 2015. Il a été correspondant pour RFI en Tunisie et en Libye entre 2011 et 2013, ce qui lui a permis de nouer les liens avec les milieux jihadistes. Afin de prendre en compte toutes les variables de ce phénomène, Thomson est allé se procurer l’information auprès d'une source privilégiée et presque inaccessible pour le reste des chercheurs : le jihadiste lui-même.
Dans votre dernier livre, certains interviewés évoquent une forme de discrimination au sein de l’Etat Islamique vis-à-vis des combattants français. Ainsi, ils seraient considérés des fois...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.