Aller au contenu principal
Industrie

Au Maroc, le miracle des masques

Par
Publié le 28 mai 2020 à 15h01
Share

«Business as usual. » Avec une rapidité rare, plusieurs entreprises marocaines du textile se sont reconverties ou diversifiées dans la fabrication de masques de protection, obligatoires pour les 36 millions d’habitants du pays depuis le 7 avril 2020. Un coup de collier indispensable pour combler la pénurie qui frappait le royaume au début de la pandémie, comme de nombreux autres pays dans le monde, et handicapait les autorités sanitaires dans leur lutte contre le Covid-19. « Dans les prochains jours, il n’y aura plus de déficit. La capacité de production nationale passera bientôt à 5 millions d’unités par jour, contre près de 3 millions aujourd’hui », annonçait, dès le 7 avril, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy. « À partir du 14 avril, nous dépasserons les 5 millions produits. Et vers la fin du mois, nous passerons à 10 millions quotidiennement. » Au cœur de cette contre-offensive, Abderrahim Taïbi, le très actif directeur de l’Institut marocain de normalisation (Imanor). Cet ingénieur en génie chimique, diplômé de l’École Mohammadia d’ingénieurs de Rabat en 1988, dirige l’organisme public de certification depuis sa création, en 2013.

L’Imanor représente une étape incontournable...

Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article

Toujours plus loin ?

Cela fait vingt ans, depuis son retour au Maroc après des études en France, qu’il est engagé sur les questions de ressources humaines. Créateur de la filiale marocaine de Manpower à la fin des années 1990, Jamal Belahrach implante le groupe américain en Tunisie, avant de superviser l’ensemble de ses activités au Maghreb. En parallèle, il contribue à la réforme du code du travail au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). En mars 2016, il est nommé directeur général adj

Publié le 11 septembre 2017 à 15h21

Depuis plus d'une décennie, la croissance marocaine s'appuie sur le développement du libre-échange et les investissements publics. Une stratégie haut de gamme qui n'est pas à l'abri des contradictions sociales.

Publié le 11 septembre 2017 à 15h13