Parole d'expert
Allier le public et le privé pour assurer l’essor rural
Par
IBRAHIM ASSANE MAYAKI
Publié le 20 juin 2017 à 11h08
L’Afrique a récemment connu un épisode exceptionnellement long de croissance forte. Malheureusement, elle n’est pas parvenue à assurer un partage équitable des bénéfices générés. Maintenant, elle se trouve dans un contexte de baisse des prix des matières premières et de ralentissement économique.
Cet état de fait peut être vécu comme une contrainte, mais j’aimerais plutôt que nous le considérions comme une opportunité. En effet, il va pousser les acteurs publics et privés à être plus innovants afin de débloquer de nouvelles sources de croissance et d’emplois, permettant une meilleure diffusion des richesses.
Relever ce défi dans le monde rural est crucial. De fait, la situation est très paradoxale : l’Afrique importe l’équivalent de 50 milliards de dollars de nourriture chaque année, alors même que plus de la moitié des terres arables non cultivées sont sur le continent et que 60 % de la population vit encore en zone rurale ! L’exploitation du potentiel agricole est donc essentielle si nous voulons être capables d’alimenter quelque 2,5 milliards d’habitants d’ici à 2050.
Pour y parvenir, il faut adopter des outils et des politiques territoriales assurant aux zones rurales les mêmes possibilités que les centres urbains. Cela signifie encourager les...
Toujours plus loin ?
Jamal Belahrach, président de Jobs for Africa
« Le Maroc devrait s’établir en Silicon Valley africaine »
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par
ESTELLE MAUSSION
Cela fait vingt ans, depuis son retour au Maroc après des études en France, qu’il est engagé sur les questions de ressources humaines. Créateur de la filiale marocaine de Manpower à la fin des années 1990, Jamal Belahrach implante le groupe américain en Tunisie, avant de superviser l’ensemble de ses activités au Maghreb. En parallèle, il contribue à la réforme du code du travail au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). En mars 2016, il est nommé directeur général adj
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