Afrikaners : sales et méchants
Afrique magazine : Voilà une image de l’Afrique du sud plutôt méconnue…
Michael Reaburn : C’est « Affreux sales et méchants » en Afrique. C’est un film perturbant, que certains critiques ont trouvé « hystérique » alors qu’ils avaient aimé mes autres films, qui sont classiquement des films de bons gauchistes. Mais les petits blancs boers, ils ne savent pas comment cadrer ça. En Afrique du sud, on parle des mauvais blancs et des bons noirs, de réconciliation. Mais là c’est un peu un sujet tabou, c’est mal vu.
Et comment vivent ces Afrikaans aujourd’hui ?
Comme dans le film. Bien sûr, ils se sont métissés, ils ont épousé des métis et des Noirs, surtout des métis. Ils ne sont pas partis, ils sont là depuis 350 ans. Ils ne vont pas aller en Hollande. Et finalement, c’est beaucoup plus relax dans leurs quartiers que dans les quartiers riches où tout le monde se cache derrière des murs avec des gardes et ne parle jamais aux voisins.
Le tournage a été difficile ?
En tournant dans le quartier de Triomf, j’ai du enlever les métis et les Noirs qui se trouvaient dans la rue, parce qu’en 1994, il n’y en...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.