2010, l’année du Cameroun ?
Seuls les non-initiés de passage dans la capitale administrative camerounaise peuvent avoir l’impression qu’elle sommeille. Car on a beau sempiternellement dire que la jolie ville aux sept collines égrène ses jours comme un long fleuve tranquille, en 2010, Yaoundé est en ébullition. Au palais d’Étoudi, on s’affaire aux préparatifs d’un 20 mai pas comme les autres. C’est en effet le jour de la fête nationale célébrant l’unité du Cameroun qui a été choisi cette année comme point d’orgue des festivités liées aux cinquantenaires de l’indépendance (1er janvier 1960 pour la partie francophone) et de la réunification du pays (1er octobre 1961, avec le ralliement de la partie anglophone). Le directeur du cabinet civil, Martin Belinga Eboutou, est le président du comité d’organisation.
Dans son grand bureau clair du palais, il commente les moments forts : « De nombreuses activités culturelles, avec des soirées de gala, et sportives se dérouleront du 10 au 20 mai. Nous organisons aussi la Conférence internationale de Yaoundé les 18 et 19 mai, où des politiques, des entrepreneurs, des intellectuels venus du monde entier débattront sur le thème “L’Afrique, une chance pour le monde. Défis et réalités”. De nombreux chefs d’État sont invités pour le défilé...
éditos
Le 5e sommet africain des collectivités d’Afrique (« Africités ») vient de s’achever à Marrakech. Organisé tous les trois ans depuis 1998, cet événement a pour but de promouvoir la décentralisation, encore peu effective sur le continent. Les discussions ont porté sur l’accroissement des pouvoirs et des ressources des collectivités, les moyens d’améliorer leurs ressources budgétaires propres et de créer de la richesse localement. Depuis le sommet Africités 4, organisé à Nairobi en 2006, une catégorie d’autorités qui voudrait prendre le train de la décentralisation en marche s’est ajoutée à celle des maires, présidents de conseils régionaux ou élus départementaux : celle des chefs traditionnels. Trois d’entre eux étaient invités à s’exprimer sur le thème du sommet : « Réponse des collectivités locales à la crise ».
Une chevelure bouclée qui tombe sur une peau sombre, des yeux rieurs et l’accent sud-américain qui roule entre deux grands sourires, elle est celle qui incarne la Vénus noire, dans le nouveau film d’Abdellatif Kechiche qui crée actuellement tout un buzz : Yahima Torres n’a appris le français qu’en arrivant à Paris, en 2003.
Sécurité du Golfe Persique : quelle option, diplomatique ou militaire ?
Réservé aux abonnésComment décrypter les divers actes politiques qui ont trait à la sécurité dans le Golfe Persique ? Depuis ces trente dernières années, la région vit dans l’instabilité, et souffre de la guerre. Aujourd’hui, le climat politique sent la poudre, et nombre d’Etats dans la région ciblent l’Iran accusé de vouloir se doter de l’armement nucléaire. Pourtant, le 16 novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a constaté que près de la moitié des 8400 centrifugeuses qui produisent de l’uranium enrichi était en panne. Défaillance technologique due aux effets des sanctions qui pèsent depuis quatre ans sur l’Iran ou sabotage ?
Les autorités algériennes ont interdit la diffusion du numéro 302 d’Afrique Magazine, daté de novembre 2010. Ce numéro propose une enquête de huit pages intitulée « À quoi pensent les Algériens ? ».
En pirogue, sur un dourouni, ces petits bus verts, moyen de transport populaire, ou encore en taxi, un fauteuil de cinéma, tout de velours rouge, est transporté à travers le Mali. Au Soudan Ciné, en plein cœur de Bamako, une spectatrice l’attend. Elle seule pourra assister à la projection, faute d’autres fauteuils. Ce joli court-métrage poétique de la réalisatrice Marion Stalens a été projeté au Soudan Ciné, fermé depuis 15 ans mais ouvert exceptionnellement ce 1er novembre, pour illustrer la démarche de l’association « Des cinémas pour l’Afrique » : restaurer les salles de cinéma du continent.